Signez la pétition: la rue Thiers doit disparaitre du paysage dunkerquois et faire place à la rue de la Commune de Paris!

Lors de la manifestation du 1er mai 2019, nos militants CGT ont rebaptisé la rue Thiers (Sous Préfecture) par la rue de la Commune de Paris. Cette action symbolique fut fortement relayée par la presse locale

La lettre ouverte a été lue Rue Thiers, devant la sous-préfecture le 1er mai, en présence de qqs centaines de manifestants et de 8 cars de CRS…  lecture complété par le texte suivant : 

La rue Thiers symboliquement débaptisée, la Commune de Paris vaut donc d’être commémorée. 

C’est le sens de notre action d’aujourd’hui, 1er mai 2019.

Et il est bon que cela se fasse au moment même où, peut-être, apparaît avec les nombreuses luttes d’entreprises – bien qu’elles y restent figées –  avec le mouvement des gilets jaunes, avec celui de la jeunesse contre le réchauffement climatique, avec celui des associations contre les dégâts capitalistes et aussi pour la dignité des migrants, l’amorce d’un mouvement plus global qu’il ne l’a été jusqu’à présent,. Ce n’est pas qu’il n’y a pas eu jusqu’alors du mouvement, ou plutôt des mouvements, plus ou moins forts, plus ou moins rassembleurs. Mais, aucun n’a atteint l’ampleur nécessaire qui en fait un mouvement « total », à la fois social et politique.

Comment en effet ne pas se rappeler que le plus vaste mouvement social de l’histoire française, il y a 50 ans en mai 68, au-delà des conquêtes importantes qu’il permit d’engranger, déboucha cette année-là sur une incroyable défaite politique de la gauche et des formations issues du mouvement ouvrier ?   Quand social et politique ne s’adossent pas l’un à l’autre, ils restent infirmes.

En luttant pour leurs droits, les catégories populaires deviennent une multitude et pèsent pour obtenir des acquis ; mais sans raccord avec une politique progressiste, sans rupture avec l’ordre capitaliste dominant, les acquis demeurent limités et les conquêtes fragiles. Et, en sens inverse, toute construction politique qui reste dans le champ institutionnel, qui ne s’appuie pas sur la lutte collective, voir agit contre elle, risque l’enfermement sur soi-même, les douteuses aventures et à l’arrivée la désillusion. D’aucuns, qui détenaient beaucoup de pouvoirs politiques encore récemment,  pourront se reconnaître.

C’est aussi en cela que la Commune est un réservoir de réflexion.  

Ne nous y trompons pas : elle ne nous donne aucune leçon ; elle ne se répète pas ; elle ne se copie pas. Elle nous dit seulement qu’il n’y a pas d’avancée humaine sans esprit de rupture avec l’ordre fixé par les exploiteurs et les dominants. Qu’il n’y a pas d’émancipation pensable, si l’on ne travaille pas en même temps à subvertir l’économique, le social, le politique, le culturel et le symbolique.

Elle nous dit aussi qu’il n’y a pas de mouvement expansif sans diversité profonde, pratique, politique et culturelle. Qu’il n’y a pas de liberté sans égalité de dignité et de pouvoir ; qu’il ne sert à rien de dire à priori qui, dans le mouvement, compte plus que tel autre. L’unité dans la diversité de la Commune fit sa force ; les querelles de préséance et de chapelles ne firent que l’affaiblir, sans pour autant la faire éclater.

Peut-être sommes-nous aux prémices d’un de ces mouvements « totaux », qui disent en grand que le moment est venu de mettre à l’heure les pendules de la société toute entière.  Dans notre CGT, nous y travaillons, mais la tâche est ardue.  Les consciences ouvrières sont éteintes, du moins elles apparaissent comme telles.  Concurrence, individualisme et obsession identitaire étouffent et déchirent le pays, quand il faudrait mettre en actes l’égalité, la citoyenneté et la solidarité.

À cent quarante-huit années de distance, les communards de 1871 nous font un clin d’œil. On peut le leur rendre, non en les imitant, mais en cherchant à être fidèle à leur esprit : rassembler ce qui est dispersé et, pour cela, avoir le souci prioritaire du commun et non des petits égoïsmes de soi, de son parti, de son organisation, de son mouvement.  

C’est encore là tout le sens de notre action de ce jour.

Que vive la Commune, donc !    Et que vivent nos combats unitaires de demain !! 

Une lettre ouverte adressée au Maire de Dunkerque sous forme de pétition a recueilli plus de 230 signataires le même jour.

L’objectif étant que la rue Thiers disparaisse définitivement de notre paysage dunkerquois et fasse, enfin, place, en hommage aux Communards de 1871, en la rebaptisant officiellement « Rue de la Commune de Paris »

Pétition à signer, à faire connaître dans votre entourage, dans vos services et entreprises… à compléter en signatures pour  scan à transmettre à mairiededunkerque@ville-dunkerque.fr avec copie à ul.cgt.dunkerque@wanadoo.fr

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