Communiqué de presse
jeudi 22 mai 2008 par WebMaster
Le 7 mai 2008, une délégation de la CGT Nord Pas de Calais (F), du TUC du Sud Est (GB) et de l’ABVV de Flandre Occidentale (B) était invitée à une audition au Parlement Européen à Bruxelles.
La Manche et la Mer du Nord constituent une des zones européennes de transport les plus fréquentées. Tant du point de vue du volume que de celui de l’intensité, le transport, qu’il soit maritime, ferroviaire ou routier s’est accru de manière exponentielle au cours des dernières décennies.
Apparemment, il semble que cette tendance va se poursuivre dans le futur. Le transport et l’entreposage de matières dangereuses, et plus encore son suivi inapproprié, constitue pour les salariés, la population et l’environnement de nos zones côtières et portuaires une menace accrue.
Le risque d’une catastrophe, comme celle de la ville italienne de SEVESO en 1976 plane en permanence.
En tant qu’organisations syndicales, nous ne pouvons pas l’accepter !
C’est pourquoi, les organisations régionales de la CGT, du TUC et de l’ABVV qui se côtoient au sein du Comité Syndical Interrégional (CSI) Hainaut – Nord Pas de Calais – Flandre Occidentale – Sud Est de l’Angleterre ont adopté un point de vue commun concernant ces problèmes.
Après que le Parlementaire Européen français et ancien maire de Calais Jacky HENIN ait pris connaissance des revendications et propositions de la CGT, de l’ABVV et du TUC « pour un transport de matières dangereuses respectueux des hommes et de l’environnement », il nous a proposé d’organiser notre audition devant le Parlement Européen.
Le 7 mai, en présence des Parlementaires Européens Caroline LUCAS (GB), Helmut MARKOV (D), Georgios TOUSSAS (GR), Erik MEIJER (NL) et Jacky HENIN, notre document a été commenté par les 3 responsables de délégation : Yvon SIMPLET (CGT 59-62), Megan DOBNEY (SERTUC) et Danny MAERTENS (ABVV WVL).
A l’issue de cette présentation, un échange de points de vue fructueux avec l’ensemble de la délégation syndicale s’en est suivi qui a porté principalement sur la possibilité d’initiatives de la part des parlementaires européens et de coopération avec les organisations syndicales.
Notre collectif a été entendu et appuyé sur les revendications et propositions suivantes :
la création d’une agence européenne unique de sécurité du transport terrestre à l’égal de l’EMSA pour le transport maritime,
un meilleur contrôle du mouvement des matières dangereuses, non seulement pendant leur transport (grâce à des techniques intelligentes GPS) mais aussi leur suivi (grâce à des statistiques annuelles),
la construction d’aires de stationnement spécifiques pour les poids lourds chargés de matières dangereuses,
une formation adaptée pour les salariés impliqués de près ou de loin dans le transport de matières dangereuses,
le renforcement du contrôle, de la sécurité au travers de la mise en place de documents de chargement standardisés, d’une législation et de règlements de sécurité plus stricts.
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