1 er mai 2010
mercredi 5 mai 2010 par WebMaster
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Nous sommes tous rassemblés aujourd’hui pour cette grande journée qu’est le 1er mai. Celle-ci ne peut être et ne doit pas être une journée ordinaire. Le 1er mai est une journée de luttes, de revendications et une occasion supplémentaire de se faire entendre.
Refusant la fatalité et la résignation, dans un nombre grandissant d’entreprises du secteur privé et du secteur public, des milliers de salarié(e)s luttent partout en France, dans notre région, et surtout sur notre littoral, pour leurs salaires, le maintien de leur acquis, l’emploi, liant avenir économique et social, avec développement industrielle.
Les enjeux de solidarité et de développement économique et la Révision Générale des Politiques Publiques, sont au cœur des débats et de l’action revendicative par les employés des services publics.
C’est dans ce contexte que doit s’ouvrir un débat essentiel pour un autre choix de société : les retraites.
Le gouvernement nous ment quand il parle du trou de 10 milliards d’euros des caisses de retraite et de Sécu… D’abord, cette somme est dérisoire comparée à celle 24 fois plus importante versée sans discuter par Sarkozy à ses potes les banquiers, les PDG et les gros actionnaires de l’industrie. Il manque chaque année 30 milliards d’euros liés aux « allègements de charges » alors que les grands actionnaires n’arrêtent pas de délocaliser nos industries et que certains se gorgent de « retraites chapeaux » indécentes et de « stock-options »
Pour la CGT, et pas loin de 70% des français, l’idée même de reculer l’âge légal de la retraite est inacceptable. Ce sont des millions de français en age de travailler qui sont exclus du monde du travail et autant de salariés, usés, laminés, quand ils ne sont pas morts, qui sont victimes de mauvaise conditions de travail, avant même d’avoir atteint l’âge légal de partir en retraite, dans l’indifférence totale des patrons et pouvoirs politiques en places.
Les questions de la reconnaissance de la pénibilité et de la souffrance au travail doivent être inscrites dans les négociations en cours.
Ce 1er mai, doit être aussi porteur de la lutte contre la casse de nos industries : TOTAL en est l’exemple ! Ce sont quelques actionnaires qui pour s’en mettre encore plus dans les poches vont détruire sans scrupule la vie de milliers de familles, et s’ajouter aux 1500 licenciements dans le dunkerquois sur l’année 2009.
Que l’on soit actif ou retraité, il suffit de regarder autour de nous pour constater que la misère et la précarité ont pris racine et ne cessent de se développer.
Il est temps de stopper cette hémorragie !
Que ce soit sur les termes des salaires, des emplois, des retraites, de la reconnaissance de la pénibilité, d’autres grandes journées de luttes avec le tous ensemble seront nécessaires pour stopper l’exploitation du travail et contrer les objectifs patronaux et gouvernementaux qui n’ont que deux objectifs : La course aux profits et la libéralisation de nos services publics, en détruisant un obstacle de taille : Nos acquis sociaux !
Le 23 mars 2010, se sont des centaines de milliers de salariés qui ont cessé le travail. qu’ils soient du secteur privé comme du public, privés d’emplois ou retraités, se sont plus de 800 000 manifestants qui ont ouvert la voie d’un rassemblement fort, interprofessionnel et unitaire pour défendre les salaires, les emplois, les services publics, les retraites, et obtenir de meilleurs conditions de vie.
Pour la CGT, la question du plein emploi, des salaires, de la reconnaissance des qualifications et de la pénibilité est indissociable de la question des retraites.
Sur tous ces enjeux et compte tenu de l’évolution des richesses créées par la force de notre travail, les revendications de la CGT sont plus que « réalistes » et « légitimes »,
Il faut que cette grande journée qu’est le 1er mai soit un tremplin pour les luttes à venir, Car seul le rapport de Force fera plier le gouvernement et le Medef.
Vive la CGT, vive le 1er mai !
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| 1er mai 2010 |
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