Le 1er MAI restera un jour chômé, payé et de lutte !!
Alors que les macronistes, et leurs alliés de droite et fascistes voulaient nous voler le 1er mai, le rapport de force impulsé par la CGT a payé. Le gouvernement Lecornu a été obligé de reculer face à la pression populaire. La loi ne sera donc pas modifiée pour le moment et restera un jour férié, obligatoirement chômé et rémunéré.
Les macronistes nous ont déjà volé 2 ans de vie avec leur réforme inique des retraites, ont tenté en vain de nous supprimer 2 jours fériés, il n’était pas question de les laisser s’attaquer au 1er mai, journée internationale de lutte des travailleuses et des travailleurs.
Le 1er mai, c’est notre journée, c’est le jour où se faire entendre pour exiger des augmentations de salaire et des mesures contre la vie chère. C’est le jour où, depuis 140 ans, toutes les travailleuses et tous les travailleurs du monde manifestent ensemble pour défendre la paix et le progrès social.
C’est dans ce contexte de tentative de passage en force avortée par le gouvernement et de crise du capitalisme que nous serons mobilisé.e.s, le 1er mai prochain pour faire vivre cette journée internationale de lutte des travailleuses et des travailleurs.
Notre première exigence à porter dans les entreprises, établissements et services, est que cette journée doit rester un jour chômé.
Le 1er mai, contrairement aux discours malintentionnés des capitalistes et des politiques, n’est en rien la fête du Travail (instaurée en France, il est bon de le rappeler, par le Maréchal fasciste Pétain pendant la Seconde guerre mondiale)! Le 1er mai est une journée de lutte des travailleuses et des travailleurs.
Nous devrons aussi nous saisir de ce 1er mai 2026 pour nous préparer à lutter contre les nouvelles réformes rétrogrades que le patronat entend bien mettre en œuvre : réforme de l’assurance chômage, attaque contre le statut de la fonction publique, Loi travail 2, poursuite du démantèlement des services publics et de la Sécurité sociale…
La CGT appelle d’ores et déjà les travailleurs et les travailleuses à se mobiliser massivement le 1er mai pour défendre leurs droits et ce symbole essentiel des luttes sociales.
Pas un euro pour leur guerre
Nous devons résister et faire entendre la voix de la paix
Les conflits se multiplient et s’aggravent, au Moyen-Orient, en Ukraine, en Afrique, et continuent de faire des milliers de victimes civiles, plongeant des populations entières dans la détresse et la destruction. Face à cette situation dramatique, les logiques de guerre, d’escalade militaire et les menaces économiques l’emportent trop souvent sur les exigences de paix, de respect du droit international et de justice sociale. Les leaders politiques augmentent les budgets et les ambitions de guerre.
Les discours nationaux sont très clairs, l’heure est à la guerre et installer la peur dans les esprits, c’est nous inciter à renoncer à nos droits, c’est nous forcer à nous incliner, à renoncer à nos conquis sociaux et obéir à des règles délétères pour toutes et tous dans le seul but de financer leurs guerres et les enrichir davantage.
Les premières victimes de ces guerres sont toujours les peuples, les travailleuses et les travailleurs, les enfants, les jeunes, les retraité·es… contraints de subir la violence, la précarité, l’exil ou la destruction de leurs conditions de vie.
L’extrême droite et les droites extrêmes sont les marionnettes qui officient pour faire atteindre tous ces objectifs clairement identifiés exigés par le patronat, la bourgeoisie et leur système capitalisme.
Augmenter nos salaires et nos pensions
Dans de nombreuses entreprises, avec la CGT, les salarié·es revendiquent, se mobilisent et obtiennent des augmentations de salaire. Plutôt que des primes occasionnelles non-cotisées, négocier des augmentations de salaire brut, c’est + de cotisations sociales et donc de meilleures pensions de retraites et c’est aussi + de salaire net pour vivre de son travail. La lutte doit se poursuivre, dans chaque entreprise, chaque établissement car une fois les factures payées, le reste à vivre des ménages est bien trop faible voire inexistant.
Gagner l’abrogation de la contre-réforme des retraites
Près de 70% de la population défend, comme la CGT, l’abrogation de la contre-réforme des retraites passée en force par 49-3 en 2023.
En se mobilisant on peut les faire reculer sur cette réforme injuste (1 salarié sur 2 n’est déjà plus en emploi après 60 ans) et injustifiée (les caisses de retraites sont, contrairement au budget de l’État, très peu déficitaires). Face à leur volonté de privatiser nos retraites en les jouant en bourse par la capitalisation, défendons notre système par répartition solide et solidaire !
La CGT propose des solutions pour financer les 15 milliards € nécessaires pour gagner le retour aux 62 ans, étape vers les 60 ans, l’égalité salariale femmes-hommes, faire contribuer les dividendes des actionnaires, lutter contre la fraude patronale aux cotisations sociales, soumettre à cotisation les primes d’intéressement et de participation, hausse de 1% des cotisations dites patronales…
Opposons nous massivement à ces « va-t-en guerre » et à leurs discours bellicistes d’un autre temps. L’Union Locale CGT Dunkerque appelle l’ensemble des travailleuses et des travailleurs, des jeunes, des privé·es d’emploi, des retraité·es, des précaires et toutes les forces progressistes à participer aux manifestations du 1er mai pour exiger la paix partout et revendiquer le progrès social.
IMPOSONS PAR LE RAPPORT DE FORCE NOS LÉGITIMES REVENDICATIONS
➢ Le plein emploi pour toutes et tous,
➢ Abrogation des réformes de l’assurance chômage et des retraites
➢ Réduction du temps de travail à 32H par semaine avec maintien de salaire,
➢ Abrogation des lois anti-travail,
➢ Augmentation des minima sociaux et de nouveaux droits pour les précaires et privés d’emplois,
➢ La retraite à 60 ans, maintien des régimes spéciaux et aucune pension inférieure au SMIC,
➢ Augmentation immédiate du SMIC à 2000€ brut et planification de sa répercussion sur l’échelle mobile des salaires et des pensions de retraite,
➢ Augmentation du point d’indice de la Fonction Publique,
➢ Suppression des dividendes aux actionnaires,
➢ Interdiction de tous les licenciements,
➢ Obtention de l’égalité salariale femme homme,
➢ Suppression de tous les cadeaux faits aux patronat (crédits d’impôt, allègements fiscaux et exonérations cotisations patronales) et aux nantis (rétablissement de l’ISF),
➢ Planification et développement de tous les services publics et embauche massive de personnel dans les structures qui en ont immédiatement besoin (hôpital, EHPAD, médico-social),
➢ Réindustrialisation de la France,
➢ Renationalisation des secteurs clés du pays : ArcelorMittal Energie, transport, production industrielle, Télécommunication,
➢ Relocalisation en France (en privilégiant les circuits courts) de l’agriculture, des productions et services afin de satisfaire les besoins essentiels de la population.

