ILS CASSENT L’INDUSTRIE,
LE 25 JUIN ON BLOQUE LEURS PROFITS !
La situation des salariés et des retraités de notre pays se dégrade de jour en jour. Jusqu’à quand allons-nous subir la misère et la peur du lendemain ? Qu’allons-nous laisser à nos enfants : un pays ravagé, une industrie déclinante, des services publics asphyxiés, des salaires ne permettant plus de vivre décemment, des pensions de retraite toujours plus bases? Ça suffit ! Trop, c’est trop ! La colère doit trouver un débouché collectif, et le 25 juin doit être ce moment de décision, de coordination et d’impulsion.
Le capitalisme est un prédateur qui ne s’arrêtera jamais, sauf si nous, salariés et retraités, le stoppons net dans sa quête sans fin de profits. Cela suppose une prise de conscience de chacune et chacun. Que nous reste-t-il d’autre que de nous organiser, ensemble, pour défendre notre dignité et notre avenir ?
Dans toutes les branches de notre fédération, les travailleurs doivent s’organiser pour refuser ce faux « destin » qu’on veut nous imposer. Nous voulons vivre décemment, rien de plus, et le capitalisme ne nous l’accordera pas. Il faut une CGT de combat, de lutte de classes, qui prépare la grève, renforce le rapport de force et organise la mobilisation dans chaque entreprise.
Ce n’est pas une incantation, c’est un impératif. Oui, engager une lutte dure demandera des sacrifices, mais ces sacrifices ne sont rien face à ce qui nous attend dans les mois et les années qui viennent si nous laissons faire : fermetures de sites, suppressions d’emplois, casse de l’outil industriel, destruction des
garanties collectives, affaiblissement de la Sécurité sociale et des services publics.
Tout ce que nous avons encore, nous le devons à des luttes massives et longues : 1936, 1968, et tant d’autres conflits menés dans les entreprises pendant des
décennies. Nos anciens se sont battus sans moyens si ce n’est leurs convictions, dans des conditions bien plus difficiles qu’aujourd’hui, parfois au prix de leur vie. Par respect pour eux, par respect pour nos enfants, nous devons relever la tête, la porter fière et combative.
La CGT porte historiquement ces espérances et ces conquêtes sociales, et c’est dans l’action collective que nous retrouverons le chemin de la victoire.
Aujourd’hui, la casse organisée de l’industrie frappe partout : chimie, pharmacie, automobile, pneumatique, verre, métallurgie. Derrière les restructurations, les fermetures et les suppressions de postes, il y a une même logique : celle d’une économie soumise à la rentabilité du capital. Quand le capital écrase l’industrie, l’État lui fournit le marteau à coups d’aides publiques, d’exonérations, de subventions et d’abandons politiques.
Nous le savons : ces fermetures ne sont pas des accidents isolés. Elles sont le produit normal d’un système qui sacrifie les travailleurs, les territoires et l’avenir industriel du pays. Face à cela, une seule voie s’impose : construire la lutte, élever le rapport de force, unir les travailleurs, refuser le prétendu dialogue social quand il accompagne la casse au lieu de l’empêcher.
Dans chaque entreprise, dans chaque atelier, dans chaque service, il faut maintenant discuter avec les collègues, faire monter les revendications, préparer la grève et organiser la solidarité. Le 25 juin doit être une journée de grève et de mobilisation massive, un point d’appui pour durcir le combat et ouvrir une perspective de lutte plus large.


